
Q: Qui fait ce site ?
R: Claude Vinet fait ce site. Né à Montréal en 1952, diplômé universitaire en électronique. Mes expériences ont été: A Course in Miracles d'Hélène Schucman, A Course in Consciousness de Stanley Sobottka, I am That de Nisargadatta, Talks with the Marharshi considéré comme " Le Maître ", et la non-dualité dans son ensemble. Le lecteur est invité à vérifier les informations de ce site pour ce qu'elles sont par elles-mêmes, sans l'interprétation de qualités supposées à l'auteur. Que ce dernier soit riche, pauvre ou célèbre, n'importe; y a t-il vérification des preuves avancées?
L'application rigoureuse et la compréhension du texte "Qui suis-je ?" fonctionnent pour moi. L'approche est pour notre monde moderne et les effets négatifs sont au minimum. Et cela semble avoir réussi pour plusieurs.
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Q: Pourquoi la paix est-elle si importante ?
R: La personne ne peut trouver de paix à l'extérieure d'elle-même pour la simple raison qu'elle est elle-même cette paix. De plus, les sociétés entretiennent le concept de la "légitime défense". Ce concept est en vigueur aux Nations Unies et la plupart des pays et religions intègrent ce concept dans leur système de justice. Du point de vue de la sagesse, défense et attaque sont identiques, c'est le pile et face du même jeton. La véritable paix est au-delà de cette dualité, elle réside à l'intérieure, elle est invincible et complètement indépendante des facteurs extérieurs. Le besoin de défense étant imaginaire et inutile en rapport avec soi.
Questions d'argent
Q: On ne parle pas de questions d'argent - ou très rarement - dans votre genre de philosophie, et pourtant nous devons payer nos factures.
R: En premier, le non-dualisme n'est ni une philosophie ni une religion. C'est l'alternative à la pensée dualiste et son identification intrinsèque. Dans les faits, il s'agit de l'investigation du mental par le mental pour en venir à bout. Et la technique du "qui suis-je ?" est une des plus directe pour le maîtriser.
Maintenant, vous parlez de la fameuse triade : libido, argent, pouvoir. Le mental pense que les besoins lui sont objectifs et il est convaincu qu'il doit satisfaire leurs demandes même s'il faut en devenir l'esclave. Il faut bien voir le jeu ici, il s'agit d'un véritable cauchemar. Tous les sages vous diront que ces "besoins" sont imaginaires et que les "ressources" sont là bien présentes, mais totalement ignorées par le mental obsédé objectivement.
OUI, il y a des besoins de nourriture, de santé, d'argent; mais ils ne sont pas OBJECTIFS ou indépendants du sujet. Dès que la personne entreprend de VÉRIFIER la validité de ces propos et qu'elle s'engage à faire cet effort honnêtement jusqu'au bout, la relation avec le monétaire, l'autorité et la sexualité changera d'elle-même sans intervention directe de la personne. Aussitôt que le mental est sous investigation, il stoppe sa folie et fait ce qu'il faut au mieux.
Le bonheur (malheur) est mental. Un journal fait une erreur d'impression pour la loterie; vous êtes certain de gagner le gros lot et vous pétez les plombs. Encore, un officiel vous apprend la mort de votre fils parti en voyage avec un ami, mais il y a erreur entre les deux. Une famille vit le deuil et l'autre se réconforte. Indépendamment des faits, ces états sont vécus comme dans les rêves. Il en est de même si vous êtes identifié à une réalité que vous pensez objective. Ce qui est faux pour moi -la réalité objective - est vrai pour vous. Le mental s'inflige un châtiment épouvantable via une conception erronée d'une réalité objective impossible et irréelle. La souffrance est proportionnelle à l'identification.
Q: Quel est le véritable objectif ?
R: L'objectif est la "libération pure et simple de la dictature du mental". Le "je-conceptuel" n'ayant plus de prise sur le mental celui-ci se fixe au soi. Dans plusieurs textes orientaux on dit "la réalisation du soi". La permanence de l'état en est la preuve ultime.
Q: Qu'en est-il de l'arrêt du mental ?
R: La libération est la fin de l'errance du mental. Le mental se fixe de façon permanente dans le Soi. La pratique de l'arrêt du mental donne la force nécessaire pour le discipliner et après un certain temps, il ne trouve son bonheur que dans le calme intérieur en soi. Donc, plus l'individu connaît sa véritable nature, plus sa condition s'améliore et plus il pratique l'arrêt du mental. L'errance du mental diminue et à la fin, l'effort n'est plus nécessaire et il y a permanence de l'état.
Q: Avez-vous un exemple de travail à faire ?
R: Faites un cahier intitulé "qui suis-je" ? On divise les pages en deux colonnes, l'une où l'on inscrit la question "qui suis-je ?" et ses dérivées. Il surgira une suggestion de réponse qui semblera valable, par exemple : "je suis un corps". Dans la colonne suivante on écrit ce qu'on vérifie : "non je ne suis pas un corps, parce que je ne suis pas le propriétaire de ce corps". Ensuite on peut continuer et poser la question "Pourquoi dois-je être le propriétaire du corps pour être un corps". La personne fait sa recherche et notera sa réponse dans la colonne correspondante. Il faut conserver le suivi, la logique, ainsi que la preuve et sa vérification. Après un certain temps, selon le travail de recherche et de validation, vous arriverez à saisir la notion du "Je" avec votre documentation.
Ensuite, pratiquer l'arrêt du mental une heure par jour. C'est la méditation. Cela vise deux objectifs, le premier est l'entraînement du mental à prendre de la force et à expulser les pensées; et le deuxième est l'utilisation de cette force mentale pour garder le plus longtemps possible l'attitude du "voyons comment les choses évoluent en cet état". (Le "Je" témoin du mental).
Et enfin, comprendre la base de la non-dualité. Par exemple, que le voyeur, la vue et le vu sont un seul et même événement. Il existe quelque chose qui reconnaît cette triade dans son ensemble et qui ne se réclame pas son sujet. Là est le secret. Mais comprendre n'est que du "comprendre", cela aide le mental à se calmer mais il faut aller plus loin et pratiquer l'arrêt du mental.
Q: Qu'en est-il du "je" ?
R: Lorsque la personne dit : "je voie", ce "je" témoigne empiriquement du vu par la vue. Il y a complication quand elle affirme "je suis né" car le "je" ne peut témoigner d'un fait dont il était absent. Il est donc faux de dire "je suis né". C'est de la pure fabulation. Nous voyons donc ici l'apparition d'un "je" conceptuel qui s'insère entre le soi et le phénomène. Entre le "je nouménal" témoin du "je phénoménal non objectif". Cela est exprimé comme le "Je-Je". Celui qui fait l'effort de rester vigilant et d'observer le faux "je qui s'impose empiriquement" est comme sur un pont qui le ramène chez lui. La force acquise par la concentration forcera le mental à rester sur ce pont jusqu'à la destruction de ce "je conceptuel". Après cette étape l'état sera permanent. Le monde extérieur objectif n'a pas plus son sens «objectif» et son sujet "le je conceptuel" disparaît par la force des choses. Le phénomène et ses formes apparaissent encore mais sont reconnus comme tels et non plus comme une réalité objective indépendante de soi. C'est absolu, paix infinie, indescriptible et incorruptible.
Questions de preuves
Q: Et de la preuve scientifique ?
R: La preuve scientifique se base sur une fonctionnalité mesurable et reproductible universellement. Il y a une crédibilité de protocole et une possibilité de vérifier. Le hic, c'est que la fonctionnalité démontrée ne prouve aucune réalité intrinsèque parce que le monde et ses objets fonctionnent très bien en état de rêve. De plus, les scientifiques savent bien que "celui qui mesure" s'exclut lui-même de "l'objectivité mesurée", ce qui limite l'expérience scientifique à une objectivisation sans sujet. Cela postule une force extérieure indépendante de soi. Certaines religions font de même avec un dieu indépendant. Dans les deux cas, c'est un acte de foi. Il est apparent que plus la science "prouve", plus elle "cherche", parce que plus de questions surgissent. On ne dit pas ici que la science est inutile, on dit que le scientifique ne peut comprendre mieux que "sa science objective qui le contraint au statut de sujet expulsé" et que cette limite est valable pour tous ceux qui sont "non-conscients" de leur véritable identité. Le fait est que le phénomène n'a pas de réalité intrinsèque objective, et ceci est ignoré par tous ceux qui s'imaginent une identité non vérifiée bâtie par les autres.
Q: Qu'elle est le fondement d'une preuve ?
R: À qui la preuve s'adresse? Une véritable preuve exige l'inclusion du Je. Pas de Je: rien. Pourquoi ? Parce que sa nature d'unicité en fait de facto un étalon de référence parfait.
Q: Le concept de la preuve
R: La preuve absolue est impossible parce que le soi est absolu. Le soi n'a pas besoin de se prouver à lui même. Le soi = je = être = paix = félicité = pure conscience. Qui a besoin de négocier une preuve ? L'expérience de l'ego est l'ultime preuve déterminante. Ils y en a qui naissent avec un chèque, d'autres avec une facture; dans les deux cas le travail de VÉRIFICATION s'impose. Le problème est de croire sans vérification. La naïveté et l'ignorance sont en cause.
Q: Quelles sont les preuves vérifiables ?
R: Voici une courte liste.
1) Le corps ne dit pas "je" de lui-même.
2) La disparition du monde pendant le sommeil.
3) La discontinuité des trois états prouve le manque de permanence et nous savons que le "réel" doit rester "réel" en tout temps.
4) De plus en plus de physiciens admettent l'intrication de l'univers avec celui qui le perçoit.
5) Quand l'Univers est considéré objectif tout devient du passé parce que les sens sont perçus après l'instantanée.
6) Que la science objective assujettit le sujet de l'expérience.
7) Que tout ce qui fait l'identité de la personne est involontaire
8) L'absence totale d'étalons de références pour les concepts de justice, vérité, bonté etc..
9) L'expérience de tous les sages de tous les temps est rapportée identique indépendamment des cultures.
10) Les expériences de mortalité clinique rapportées par le corps médical.
11) L'expérience de celui qui pratique l'arrêt du mental.
12) La logique démontre que le libre choix est impossible objectivement, et s'il y a possibilité de libération c'est que l'univers n'est pas objectif.
Q: Combien de temps faut-il pour «se» réaliser ?
R: Il y a des minutes tant qu'il faut, le temps n'étant qu'un simple concept. Oui, il y a un temps pour chaque chose dans le phénomène, mais c'est empirique. Quand il s'agit du soi à l'intérieur, les limites temporelles s'estompent. La personne a le temps nécessaire pour se réaliser. C'est la raison de son existence apparente. Si elle est diligente elle peut y arriver en peu de temps. Dans une société occidentale bombardée par des informations contradictoires et fortes en action, c'est forcément différent que dans un monastère. Mais cette idée est trompeuse. Nisargadatta affirme qu'il y est arrivé en moins de trois ans en plein coeur de Mumbai Inde. Disons que de soixante à cent-vingt (60-120) mois semblent très possibles pour celui qui s'en tient à l'essentiel : se mêler de ses affaires, modération en tout, manger sainement, stopper le mental et associer l'INSÉCURITÉ à l'identité partielle. Recette garantie.
Fin du texte.